The writer’s guide to making a digital living.
Avec les blogs, les webisodes, les fictions immersives, les campagnes transmedias et toutes ces nouvelles recettes de contenu, les professionnels du language et du récit seront très occupés sur le web. C’est un tout autre univers qui s’offre à eux et les possibilités sont nombreuses et très variées. Cependant, pour bien répondre à la demande de l’industrie, il faut maîtriser le médium, en connaitre son mécanisme et ses contraintes.
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Pour répondre à ce manque d’informations criant, le gouvernement Australien a mis sur pied un site web intitulé : The writer’s guide to making a digital living entièrement dédié à ces métiers et à leur métamorphose. C’est un guide pratique, gratuit et en ligne contenant des informations précieuses pour mener à terme des projets rédactionnels sur le web. Ci-dessous, vous pouvez voir l’accrocheuse capsule promotionnelle inspirée de l’auteur Douglas Adams (Le Guide du voyageur galactique).
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Bravo à nos voisins de l’autre bout du monde !
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Ah! L’écriture! Métier noble… Vraiment? Si on se fie à la prolifération des textes copiés, recopiés, réécris… on ne peut que constater un manque flagrant de flair ‘commercial’. Une sorte de ‘bulle’ de l’écriture qui ne mène nulle part… comme fut la bulle internet entre 1997-2000.
Pourquoi? Parce que de plus en plus, on rédige pour la ‘machine’ et non pour le lecteur. Pas étonnant dans ce contexte que les prix de rédaction pour des ‘articles’ dépassent rarement les 30$. On vous offre même 1$ par article de 500 mots! Noble l’écriture web!
Mais voilà l’astuce… Comme ces textes sont rédigés en majorité pour la ‘machine’ (les engins de recherche), la rigueur du propos et son contenu ont peu d’importance, pourvu que ça ‘passe’ dans la machine comme un texte ‘humain’. Et puis si personne ne lit le texte? Tant mieux disent ces rédacteurs!
Imaginez l’analogie suivante. Un restaurateur qui cherche le succès demande à son chef d’arrêter de confectionner des plats délicieux pour la clientèle. Il lui ordonne de ne cuisiner que du caviar d’éperlan vieilli et de la soupe d’encre de calmar. Le chef rouspète alors “Mais, Mr, nos clients ne mangent pas ces plats et je doute qu’on parvienne à les convaincre de s’en contenter. Le restaurateur répond : “Mon petit Richard, le caviar d’éperlan et la soupe d’encre de calmar feront parler de nous dans les magazines.”. Le chef répond : à quoi bon faire parler de nous dans les magazines quand personne ne voudra manger ce qu’on leur offre?”.
Comprenez-vous que le caviar et la soupe à l’encre sont l’analogie des mots-clés qu’on doit fourrer à rigueur de 5 à 8 % dans les textes web pour aider au positionnement et référencement d’un site. Oubions le lecteur…
Mais, au fait, qui va acheter vos produits sur le web? Le lecteur ou la ‘machine’ Google et Yahoo? Ben oui… le lecteur… Comment un rédacteur peur se permettre d’oublier que son client ultime… C’EST UN LECTEUR!
Si vos textes ne parviennent pas à faire ‘bouger’ vos lecteurs, à les faire télécharger votre ‘package’, à les faire téléphoner à votre boutique, à les faire acheter en ligne… Vous verrez que la rédaction pour les ‘machines’ paie très peu… et la gratification? Bah… ce n’est pas Google ou Yahoo qui vont vous donner une tape dans le dos!
Mais alors, qui s’enrichit de nos jours avec l’écriture?
Ceux qui continuent de rédiger pour les lecteurs (Ken Follet, Bob Bly, Michael Masterson, entre autres!) sont ceux qui PROFITENT vraiment de l’écriture.
Je sens la vague venir… la vague qui va reléguer aux oubliettes l’écriture de ‘machine’ qui n’existe que pour un positionnement et référencement web.
Pourquoi? Parce qu’il y aura toujours quelqu’un pour payer plus cher les mots-clés avec lesquels vous tentez de ‘manipuler’ l’engin de recherche. “Non, je rédige pour de la recherche organique”. Non, vous rédigez pour les engins de recherche. Il y a un différence.
À quoi bon créer des films qui ne servent pas à être vus? À quoi bon écrire des chansons qui ne seront pas écoutées? QUI veut rédiger pour un engin de recherche? Ceux qui ont jeté la serviette… ceux qui ne croient plus être capable de mouvoir les lecteurs ‘humains’.
D’accord… rédigez pour les engins de recherche… mais, que direz-vous aux clients qui comptaient sur votre effort de rédaction pour persuader leurs clients d’acheter des produits? “Non, moi Mr Client, je ne cherche pas à persuader vos clients. Je cherche à positionner votre site”.
Il ne faudra pas se surprendre de la baisse dramatique de la valeur des contrats octroyés à ces ‘rédacteurs’ pour engins de recherche. J’ai vu plusieurs offres du type : Rédigez-moi 30 articles de 500 mots à 1$ par article.
Attention… Rédacteurs pour ‘machine’… la Fin est proche!